Coming out OU qu’est-ce que le Dien Chan?

Ces dernières semaines ont été plus silencieuses que d’habitude, par ici… En fait, comme vous le savez, je suis en congé parental…, mais ce temps de « repos » me sert aussi de temps de réflexion, d’interrogation sur ce que je veux vraiment faire du reste de ma vie.

Depuis de gros pépins de santé principalement en 2015, cf.photo de mon dernier article, je m’intéresse de très près aux médecines alternatives qui me réussissent bien mieux que la médecine allopathique habituelle dans nos contrées occidentales, vu que mon système digestif s’accommode extrêmement mal des médicaments, quels qu’ils soient, a fortiori des antibiotiques.

C’est principalement à Tahiti, île habitée par une grande communauté chinoise, que j’ai pu – et dû (ben oui, une fois qu’on a vérifié après coloscopie, gastroscopie, fibroscopie, biopsie… qu’une anémie aussi forte que celle dont je souffrais n’était pas due à un cancer des intestins ni une maladie de Crohn ni un ulcère ni une maladie coeliaque, le problème ne disparaît pas pour autant, et il faut bien trouver une solution pour le régler « par soi-même », autrement qu’à coups de médocs!) – découvrir pour de bon divers aspects de la médecine traditionnelle chinoise. Belle occasion pour se rendre compte aussi de l’importance de l’énergie vitale qui nous anime, et des moyens de l’entretenir, bien loin de ce que l’on pense habituellement être de l’ordre du charlatanisme, depuis notre mentalité cartésienne européenne.

Alors, qu’ai-je pu tester moi-même? La réflexologie (sans surprise, je pense, pour ceux qui lisent mon blog depuis un moment https://partoimeme.com/entretenir-sa-sante-acupression/), la diététique chinoise (vous trouverez ici un excellent test et des conseils personnalisés : http://dietetiquetuina.fr/la-dietetique-chinoise/mini-cours/ ) qui m’a permis de comprendre comment une grande quantité de crudités avait décuplé mes soucis, et surtout l’acupuncture (qui m’a permis d’être enceinte après plusieurs années d’essais infructueux, et plus de 12 mois d’aménorrhée – ben oui, une anémie, ça entraîne le fait que le corps garde tout le sang qu’il peut pour survivre, et arrête toutes ses fonctions « non indispensables » – ; et qui m’a accompagnée tout au long de cette grossesse) avec un médecin merveilleux aussi formé en homéopathie.
Rien d’ésotérique là-dedans, juste une manière différente d’approcher la personne, dans son individualité toute entière plutôt que des symptômes à prendre en compte les uns après les autres.

J’ai eu la chance aussi de découvrir le Dien Chan, grâce à la généreuse Ellen Rose http://papeete.myreflexologue.com rencontrée sur un salon Alternatiba avant de recevoir des soins chez elle. Conseils de lecture, explications simples sur les méridiens et leur équilibre, calme recouvré, nouvelle confiance instaurée en ma capacité de reprendre le contrôle de ma santé et de mon moral. C’est elle qui m’a orientée vers l’EIMDC, l’École Internationale de Multiréflexologie – Dien Chan…, auprès de laquelle je vais achever ma formation de thérapeute en septembre. 😃 😃 😃

Qu’est-ce donc que le Dien Chan?

C’est une méthode d’origine vietnamienne qui a été mise au point dans les années 80 par le professeur Bui Quoc Chau qui travaillait en tant qu’acupuncteur dans un centre de traitement de dépendance aux drogues. Elle relie les courants philosophiques orientaux séculaires à la logique scientifique et à la rationalité occidentale. Elle a été reconnue comme la thérapie orientale offrant les résultats les plus immédiats par l’Académie de médecine traditionnelle chinoise de Pékin. Le centre allemand Albert-Schweizer-Haus a décerné au professeur Bui Quoc Chau un « diplôme de reconnaissance » pour ses bienfaits envers la population mondiale. Le Dien Chan, enseigné dans plus d’une trentaine pays dans le monde, est même reconnu d’intérêt de santé publique au Mexique et à Cuba!

Pour rendre la méthode accessible, à la fin des années 80, le professeur Bui Quoc Chan a ouvert l’enseignement à tout le monde et a abandonné l’usage des aiguilles pour conceptualiser peu à peu les outils que nous utilisons aujourd’hui.

(Un petit échantillon de mes outils!)

Le nom Dien Chan signifie « méthode d’observation et de travail sur le visage », mais la méthode se sert aussi du corps : le but est d’utiliser le système nerveux comme voie de communication.

En effet, il s’agit d’une méthode de réflexologie ou réflexothérapie, étudiée scientifiquement depuis le milieu des années 50 par le docteur Nogier puis à partir de 1975 par le docteur Bossy, c’est-à-dire d’une méthode qui utilise les zones réflexes, zones du corps où l’on retrouve le plus grand nombre de terminaisons nerveuses : mains (réflexologie palmaire), pieds (réflexologie plantaire/podale), visage (réflexologie faciale/Dien Chan), oreilles (réflexologie auriculaire), iris (iridologie qui est uniquement une technique d’observation). La réflexolothérapie est basée sur la stimulation mécanique des zones réflexes et permet d’intervenir sur les déséquilibres fonctionnels du corps, complémentaire aux soins médicaux et paramédicaux qui agissent notamment sur les problèmes structurels et organiques.

Le praticien en réflexologies combinées utilise plusieurs techniques réflexogènes afin d’être le plus rapide et efficace possible. Un soin ne peut nullement se substituer ou être assimilé à un acte médical ou à l’intervention d’un masseur-kinésithérapeute.

Le praticien en Dien Chan articule son travail autour de trois axes interdépendants :
– des schémas de réflexion, principalement sur le visage, qui représentent diverses parties du corps. Ils permettent de prendre en charge de la douleur diagnostiquée, des émotions et des symptômes divers. (En travaillant les zones réflexes, on stimule les terminaisons nerveuses qui régulent la partie du corps concernée.) ;
– des points fixes que l’on travaille en formules de points pour renforcer le travail fait au préalable ;
– des outils qui permettent d’obtenir les mêmes actions que les aiguilles d’acupuncture sans rentrer à l’intérieur de la peau.

(Swan recevant un soin de Dien Chan… Il y a des applications possibles sur les animaux, quand on connaît un peu leur anatomie!)

Évidemment, j’ai un peu « le nez dans les compteurs » en cette période de fin de formation, mais je viendrai donner des nouvelles de cette aventure au fil du temps.

À bientôt!

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