Apprendre à danser sous la pluie

Ces derniers mois ont été déstabilisants pour moi.

La conception (plusieurs années d’essais infructueux), la grossesse (syndrome de Lacomme très fort : impression de me faire découper l’entrejambe à la scie et poignarder les sacro-iliaques, dès le début du 6eme mois…jusqu’à l’accouchement, ça a été long et douloureux) et la naissance éprouvantes de mon fils (un déclenchement raté, 33h de souffrance et une césarienne en urgence) puis les soucis physiques accumulés (sciatique paralysante, douleurs musculo-articulaires incessantes, soucis à chaque fois que je voulais reprendre une activité sportive à mon rythme normal, adhérences cicatricielles créant des problèmes de posture…) depuis ont été le déclenchement d’un profond travail sur moi, qui a remis à plat bien des éléments de mon histoire personnelle.
Pendant cette période mouvementée, une amie m’a fait découvrir cette petite vidéo qui la faisait penser à moi, semble-t-il… 😳(Merci Judith! Et merci d’avoir su percevoir, peut-être inconsciemment, quelque chose qui se cachait derrière une façade. 😘)

 

Pour ceux qui ont apprécié la musique, voici sa version longue…

 

Et un complément que je perçois comme encore plus « joyeux »!

 

Parce qu’on peut tous transcender notre souffrance en « l’enrobant de grâce » et l’alléger en « la plongeant dans l’eau », voici quelques pistes, quand nous sommes cernés de nuages noirs…et contraints d’apprendre à danser sous la pluie. 😋

 

  1. Ne pas se mentir. Accepter que ça ne va pas. Accepter d’aller voir au fond de soi les causes du mal-être. Accepter de devoir intégrer sa part d’ombre pour retrouver sa personnalité complète. Le vrai soulagement et le bonheur sont à ce prix.
Plusieurs soutiens thérapeutiques existent, courts ou plus longs : psychanalyse, hypnose, PNL, sophrologie…
  1. Etre conscient que des thérapies alternatives peuvent apporter un coup de pouce efficace pour nous soutenir pendant qu’on plonge en soi : Dien Chan et autres réflexologies bien sûr, Fleurs de Bach évidemment, mais aussi aromathérapie (dont je vous parlerai plus tard! 😜), lithothérapie, luminothérapie…
  2. Se rappeler que c’est ici et maintenant que nous vivons.
Le passé nous a construits, mais il n’est plus, et nous pouvons changer de regard et sortir des programmations d’autrefois.
Le futur quant à lui n’existe pas encore (d’ailleurs, il ne sera peut-être pas, puisque nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre mort)…, et il sera ce que nous en ferons. Pas besoin de se créer des peurs à son propos.
Donc c’est AUJOURD’HUI qu’on vit et c’est tout.
  1. S’ancrer dans le présent.
Les activités manuelles sont très bien pour ça : art-thérapie (et en plus, vu tout ce qu’on trouve en terme de carnets/dessins etc à colorier, c’est à la mode!), cuisine-thérapie (Vous avez déjà essayé de couper des légumes en ne vous concentrant que sur ça? Moi je ressors de là systématiquement apaisée!), encens…

Chanter ou danser, écouter de la musique.
Faire du sport aussi.
Ou prendre soin de soi : bain, massages, déguster un bon thé (ou un délicieux gâteau!)…
Tout ce qui nous ramène à notre corps, à nos sens physiques, et fait taire le cerveau en surchauffe est bon à prendre. 😜
  1. Prier / méditer. Adopter un point de vue différent sur notre condition humaine.
  2. Ecrire. Tout ce qui nous passe par la tête et le cœur. Brûler ce qu’on a écrit pour s’en libérer.
Ou alors, tenir un carnet qui nous permettra, au fil de mois, de voir l’évolution.
  1. Se connecter à la nature. Elle nous rappelle notre vraie dimension de partie d’un tout qui nous dépasse et ramène nos peurs et soucis à une échelle plus juste.
Se balader, toucher un arbre, se plonger dans une rivière, se laisser caresser par le vent, sentir la tiédeur du soleil, s’occuper d’un animal, observer la géométrie d’un coquillage, humer le parfum d’une fleur…

Tout cela est à portée de notre main! Alors…carpe diem!
Les nuages – gris comme noirs, petits comme gros, cirrhus, stratus, cumulo-nimbus, tous autant qu’ils sont! – font partie de chaque vie humaine…, et ils mettent d’autant plus en valeur les périodes d’anticyclone que l’on ne percevrait même pas sans eux…
Mais après la pluie revient toujours le beau temps!
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